Mahle déploie une mise à jour significative de son application MySmartBike, disponible dès maintenant pour tous les utilisateurs existants et gratuite. Au cœur de cette évolution : un tableau de bord entièrement personnalisable et une interface repensée pour gagner en fluidité au quotidien.
Un affichage enfin taillé sur mesure
La nouveauté la plus concrète de cette mise à jour réside dans la possibilité de composer son propre écran de conduite. L’utilisateur choisit désormais quelles données s’affichent pendant le trajet, parmi plusieurs indicateurs disponibles :
- Vitesse
- Autonomie restante
- Pourcentage de batterie
- Dénivelé
- Fréquence de pédalage
Cette flexibilité permet d’adapter l’affichage selon l’usage : trajets domicile-travail, séances d’entraînement ou longues sorties du week-end. Une logique de personnalisation que l’on retrouve également chez Riese & Müller avec son RX Connect 3.0 ou au sein de l’écosystème Bosch eBike Systems.
Une ergonomie allégée pour moins de friction en route
Mahle a également revu la structure de navigation de l’application. Le nombre d’étapes nécessaires pour accéder aux fonctions clés a été réduit, et la hiérarchie visuelle clarifiée. L’objectif est de limiter le temps passé dans les menus, notamment en conditions réelles de conduite.
Cette refonte traduit aussi une ambition à plus long terme : le constructeur présente la plateforme comme « prête à évoluer », sans toutefois communiquer de calendrier précis pour les prochaines fonctionnalités.
Gratuite, mais face à une concurrence exigeante
La mise à jour ne coûte rien aux utilisateurs déjà équipés, ce qui constitue un argument non négligeable. Mahle mise ici sur l’expérience utilisateur plutôt que sur des gains de performance bruts — une stratégie différente de celle adoptée lors de la mise à jour logicielle de son moteur X20.
Le défi reste de taille face à Bosch, qui avait frappé fort en offrant gratuitement une montée à 120 Nm sur son moteur CX. Ces améliorations applicatives suffiront-elles à renforcer la position de Mahle dans un secteur où les écosystèmes numériques pèsent de plus en plus dans la décision d’achat — et où de nouveaux moteurs comme le challenger Ananda rebattent les cartes.