Les engins de déplacement personnel motorisés, plus connus sous l’acronyme EDPM, se sont largement imposés dans l’espace urbain. Leur présence aux côtés des vélos électriques alimente de nombreuses confusions, notamment sur les règles de circulation et les usages autorisés. Pourtant, leur cadre réglementaire diffère sur plusieurs points essentiels.
Qu’est-ce qu’un EDPM ?
Un EDPM (Engins de Déplacement Personnels Motorisés) désigne un véhicule motorisé individuel, sans place assise, conçu pour le déplacement d’une seule personne. Les EDPM regroupent plusieurs engins motorisés individuels, comme la trottinette électrique, le gyropode ou la gyroroue, soumis à un cadre réglementaire spécifique.
Contrairement au vélo électrique, l’EDPM ne nécessite aucun pédalage pour avancer. Cette différence de conception explique en grande partie le régime réglementaire spécifique appliqué aux EDPM.
Où les EDPM ont-ils le droit de circuler
Les EDPM ne peuvent pas circuler librement sur tous les espaces publics. En agglomération, ils doivent en priorité utiliser les pistes cyclables lorsqu’elles existent. À défaut, la circulation est autorisée sur les chaussées limitées à 50 km/h.
La circulation sur les trottoirs est en principe interdite, sauf décision locale contraire. Cette règle est souvent source de confusion, notamment par analogie avec le vélo, alors que les obligations ne sont pas identiques. Les restrictions applicables aux EDPM sont donc plus strictes que celles encadrant le vélo électrique, notamment sur les espaces piétons, un point qui alimente régulièrement les débats autour de la circulation sur trottoir.
Différences fondamentales avec le vélo électrique
Le droit assimile le vélo à assistance électrique à un cycle dès lors que l’assistance fonctionne uniquement au pédalage et se coupe à 25 km/h. À l’inverse, la réglementation classe les EDPM comme des véhicules motorisés à part entière, quelle que soit leur taille.
Cette distinction entraîne plusieurs différences majeures :
- obligation d’assurance pour les EDPM,
- interdiction de transport de passagers,
- équipements de sécurité spécifiques,
- règles de circulation plus encadrées.
Ces différences expliquent pourquoi un vélo électrique bénéficie d’une plus grande souplesse d’usage au quotidien, notamment en matière d’infrastructures autorisées.
Équipements et obligations spécifiques aux EDPM
Les utilisateurs d’EDPM doivent respecter des obligations précises. La réglementation impose le port d’équipements rétro-réfléchissants hors agglomération ou de nuit, et exige la présence d’équipements spécifiques, comme l’éclairage et un dispositif sonore.
L’assurance responsabilité civile est également obligatoire, ce qui n’est pas le cas pour un vélo électrique conforme. Cette différence est souvent méconnue et peut entraîner des conséquences importantes en cas d’accident.
Usages et cohabitation avec les cyclistes
La cohabitation entre EDPM et vélos électriques pose des enjeux concrets de sécurité et de lisibilité des usages. Les différences de vitesse, de stabilité et de comportement rendent parfois les interactions délicates, en particulier sur les pistes cyclables partagées.
Une bonne compréhension des règles propres à chaque mode de déplacement reste essentielle pour limiter les conflits d’usage et favoriser une circulation plus apaisée en milieu urbain.
Ce que dit le cadre réglementaire officiel
Des textes spécifiques encadrent les EDPM, distincts de ceux applicables aux cycles. Service-public.fr détaille les règles de circulation, les obligations d’assurance et les équipements requis, et constitue la référence institutionnelle sur le sujet.